Armes

C
e n'est pas sans raisons que dans les milieux éclairés de chasseurs de grand gibier le nom de SIPP est devenu, en matière d'armes rayées, synonyme de compétence, de qualité, de fiabilité et de sécurité, et que la réputation de la célèbre armurerie, sise au n°12 de la rue du 22 novembre à Strasbourg, a largement dépassé les frontières de l'Alsace. Beaucoup de chasseurs de chamois du massif alpin ne jurent que par une carabine équipée d'une lunette montée et réglée par "SIPP", et d'autres, amateurs de battue au grand gibier - et parmi eux des noms célèbres de la politique, de l'industrie et de la haute finance ... - ne chasseraient pour rien au monde avec un "Express" qui ne soit pas fabriqué ou, pour le moins, réglé par "SIPP".

C
'est, en effet, que dès la création de l'entreprise en 1932 par Camille SIPP, les armes rayées deviennent - comment pouvait-il d'ailleurs en être autrement en Alsace, berceau de la chasse au grand gibier - la spécialité de la maison, en même temps que le montage de lunette à crochets, les canons interchangeables pour armes basculantes et le réglage des carabines doubles.

Q
uelques dates de référence dans l'évolution de l'affaire : fabrication de la première carabine à verrou en calibre 300 Weath. Mag. en 1947, création d'une embase monobloc pour montage à crochets en 1954, suivi en 1955 d'un support inversé permettant de réaliser les montages de ce type les plus bas du marché, fabrication de la première carabine Mauser 66 démontable sans outils en 1967, et perfectionnement du système de démontage rapide en 1992 pour le modèle 66 S.

C
'est en 1968 que Jean-Jacques SIPP, maître armurier diplômé de l'école de Ferlach, reprend l'affaire familiale et perpétue l'image de sérieux, de compétence et de qualité, initiée puis léguée par son père. L'affaire subit une première extension en 1978, suivie d'une seconde en 1990.

A
noter que Josiane, la chamante épouse de J.J. SIPP, a en charge, et a su développer avec toute sa féminité et sa souriante autorité, le rayon vêtements, bijoux et cadeaux où les épouses peuvent patienter "utilement" pendant que leurs chasseurs de maris discutent calibres, balistique ou choix de lunettes avec le maître des lieux.